
Durant de longues semaines, j’ai été comme un zombie. Avançant dans ma vie sans la voir. Je n’avais plus envie de manger. Plus envie de danser. Ni d’écrire, ni de dessiner. Ni même envie de mourir. J’étais une coquille vide.
Et puis un matin, on se réveil. On voudrait bien parler, mais on n’a plus personne. Alors on fait comme des dizaines d’autres gens. On crée un blog que personne ne regardera jamais en espérant qu’il sera différent des autres. Même si au fond on sait qu’il n’en sera rien. Parce qu’on s’en fiche, qu’il soit lu ou pas. On a juste besoin de parler, même dans le vide. On a besoin de crier, même dans le néant.